Le jour où ça a commencé à être vachement moins drôle

Je me réveille d’une nuit entrecoupées de visites nocturnes, de suées (il fait toujours une chaleur à l’hosto et merci la housse plastique du matelas, saunaaa touch !), de ronflements de ma voisine, de pleurs de son bébé, de lumières qui s’allument…hello l’ami ricoré ! (je passe sur le petit déjeuner hein, tout le monde a vécu cette émouvante expérience gustative, cette envolée culinaire, ce festival des papilles)

J’ai toujours ma super blouse funky fesses à l’air et ma perfusion (installée sans explication of course, des fois que j’aurai des neurones). J’imagine que comme les contractions ont disparues, je vais rentrer tranquillou chez moi (Mr Chériiiii vient me chercher !!! Save me !). Mais non madame ! Les choses ne sont pas aussi simples.

Une infirmière vient me voir pour vérifier ma perfusion, je lui demande ce que c’est. Pas de réponse. Autant te dire que j’aime pas trop ça quand on ne me répond pas. En même temps je savais ou du moins je supposais que c’était de la cortisone pour booster la maturation des poumons de ma petite poulette puisque j’étais en MAP, menace d’accouchement prématuré.

hosto

« C’est de la cortisone ? » Elle me regarde, surprise. « Euh oui, comment vous le savez ? »

« Je me renseigne madame, je suis enceinte alors je lis, pour savoir un peu comment ça se passe, comment ça peut se passer, par où ça sort. Vous m’avez fait le test pour l’ocytocine ? »

« Euh oui… »

« Et ? » (ma tension, ma tensiiiion beurdel, respiiiiire, pfff, pfff…)

L’infirmière s’en va, reviens et me dit que je suis négative au test de l’ocytocine. (youpi tralala, soulignons que si je ne demande pas, on ne me dit RIEN)

« Ok donc plus de contractions, négative à l’ocytocine, un col qui ne bouge pas, je ne suis donc pas en train d’accoucher, je vais me tenir tranquille. Vous pouvez donc me retirer la perfusion et je rentre chez moi aujourd’hui ? »

« Ah non non, je ne peux pas. »

« Pourquoi ? » (AH !)

« Ah mais parce que c’est le médecin qui a dit de vous laisser sous perfusion. »

« Et il est là le médecin ? Vous ne pouvez pas lui demander pour me la retirer ? Ce n’est pas la peine de me bourrer de cortisone si je n’en ai pas besoin ou alors qu’il vienne m’expliquer le concept. »

Elle repart, revient pour me dire que non, il faut que je la garde encore 1 ou 2 jours.

« Vous ne me dites pas pourquoi, je ne suis pas d’accord, je vous laisse le temps d’aller chercher ce qu’il faut pour me l’enlever sinon je le fais moi-même. »

Elle revient 1 minute plus tard avec son matos et me retire la perfusion dans un silence absolu. (d’où mon profond questionnement sur son utilité !)

Le coup de grâce.

Le médecin inexpressif vient m’annoncer sur un ton sec, voir même flippant qu’il veut me garder au moins une semaine à l’hôpital en observation parce qu’il craint un risque d’accouchement prématuré. Je suis abasourdie. Je lui demande si je ne peux pas quand même rentrer chez moi et rester calme. Il me fait la leçon, j’ai l’impression d’avoir à nouveau 6 ans et d’avoir fait des tonnes de conneries. Je capitule, je suis seule sans Mr Chéri à mes côtés. J’ai les nerfs à vif, je pleure dans la salle de bain, cachée.

1 semaine à l’hosto…couchée. Le rêve…

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4 commentaires sur « Le jour où ça a commencé à être vachement moins drôle »

  1. C’est fou quand même cette façon d’infantiliser les gens à l’hôpital. C’est vrai qu’ils manquent de moyens et de personnel mais l’essence même du job c’est de prendre soin des gens il me semble (j’espère)

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